Aurores Boréales

 

Les aurores boréales sont des phénomènes visuels résultant de la collision entre des particules chargées envoyées par le soleil et l’atmosphère de la Terre. Elles constituent sans doute l’une des attractions les plus populaires d’Islande et ont inspiré les poètes depuis la fondation du pays, époque à laquelle on prenait ces cathédrales de lumière pour des reflets de l’armure des Valkyries parcourant le ciel nocturne.

Mais elles ne sont pas visibles toutes l’année. Pour les Islandais ce n’est pas un problème, mais pour un visiteur c’est une autre affaire ! Pour voir des aurores boréales, nous avons besoin de 3 choses : l’obscurité, un ciel clair, et de l’activité lumineuse dans le ciel. Déterminons donc à l’aide de ces facteurs la meilleure période pour l’observation des aurores boréales.

L’obscurité

Le fait d’avoir besoin d’obscurité pour voir les aurores boréales élimine automatiquement les mois d’été, encore que les premières commencent à être visibles dans la seconde moitié du moitié d’août et les dernières début mai. De novembre à mars ce sont les mois les plus sombres de l’année en Islande, et par conséquent la période générale des aurores boréales.. Les tours commencent habituellement vers le milieu de septembre et sont en service jusqu’à la mi-avril.

Le ciel clair

S’il y a une chose dont les Islandais ne manquent pas en hiver, c’est d’obscurité, mais il y a d’autres choses à considérer aussi. Il faut avoir la chance d’un ciel dégagé pour voir pleinement les lumières du nord, comme les appellent les anglo-saxons. Pas forcément complètement clair, mais les étoiles doivent être visibles par-delà les nuages. Ces derniers se situent principalement à 2-8 km au-dessus du sol tandis que les aurores boréales sont habituellement à environ 90 à 130 km au-dessus du sol.

Malheureusement, les mois d’hiver ont tendance à être ceux avec le plus de précipitations en Islande. Mais la météo islandaise change rapidement et souvent, même au cours de la même journée. C’est entre novembre et mars que la météo est la pire, même si une journée exceptionnellement claire vient régulièrement interrompre la monotonie du mauvais temps.
L’activité lumineuse

Pour espérer voir les merveilleuses aurores, encore faut-il qu’il y ait de l’activité « aurorale » dans le ciel. Statistiquement, c’est en mars, avril, septembre et octobre qu’elles sont les plus fréquentes. La période la plus active de la journée se situe généralement entre 23 heures et 1 heure du matin, même si elles peuvent se produire à tout moment.

De nombreux facteurs influencent l’activité : les taches solaires, les trous coronaires et les éruptions solaires. Certains sont prévisibles alors que d’autres sont un peu aléatoires. Heureusement, il n’est pas nécessaire d’être un astrome, car il existe des prévisions pour les aurores boréales disponibles sur Internet, par exemple à cette adresse : http://en.vedur.is/weather/forecasts/aurora/ .

 

Mais où aller en Islande ?

Même si Reykjavik n’est pas la zone urbaine la plus polluée visuellement du monde, il y a moins de chances d’y voir une aurore boréale que dans le reste de l’Islande. Traditionnellement c’est dans le nord du pays ou dans la  péninsule de Vestfirðir que la nuit est la plus longue et la plus obscure (jusqu’à 22 heures d’obscurité par jour).

 

De façon générale il vaut mieux ne pas axer tout votre séjour sur la possibilité de voir une aurore boréale. Considérez plus l’événement comme un éventuel cadeau de la nature !
 

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